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Le recyclage : de l’enjeu écologique à l’enjeu marketing!

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Depuis l’avènement du concept de développement durable, il y quelques années, de nombreuses entreprises se sont engouffrées dans cette nouvelle tendance en souhaitant démontrer leurs engagements sociaux et écologiques.

La grande difficulté dans ce genre de démarche est de réussir à communiquer efficacement afin de faire de cet engagement un atout marketing probant!

La bataille a été lancée par l’apposition sur nos boites de cafés ou de pates, de logos “bio”, “développement durable”, “agriculture responsable” …

Bien que partant d’une bonne intention, cette mesure a vite atteint ses limites dans le sens où rien ne distingue a priori un café bio d’un autre! On a affaire ici à un réel manque de visibilité qui peut induire dans l’esprit du consommateur un doute persistant sur la provenance du produit!

La nouvelle tendance est donc de réussir à appliquer ces préceptes de bio éthiques en les mettant en valeur notamment dans le design du produit ou dans la communication mise en place autours!

Les Hypermarché Leclerc, dans le cadre de leurs nouveaux concepts magasins, ont les premiers compris cette difficulté. Le résultat a été la mise en place de containers de récupérations des bouteilles plastique usagées (entrainant la cagnotage prompt à motiver leur clientèle). Afin de mettre en avant le recyclage effectif du plastique collecté, les nouveaux Hypers se sont vus dotés de magnifiques Caddys et paniers, annoncés comme étant fabriqués à partir du plastique recyclé. Le plus marketing de Leclerc a été de choisir un design qui ne laisse aucun doute sur le fait que les chariots ont bien été faits à partir de bouteilles plastiques, en leur adjoignant cette jolie teinte bleue aisément reconnaissable!

Cette méthode faisant apparemment ses preuves, la marque de fournitures Pilot s’est lancé dans la bataille. Le fruit de cette réflexion est le B2P pour “Bottle to Pen”.

Le B2P est ainsi le premier stylo fabriqué à base de bouteilles recyclées. Conscient de la nécessité de rendre cet aspect visible, et suivant l’exemple du Père Leclerc, le stylo arbore toujours cette teinte bleue caractéristique mais reprend fidèlement le design et les striures de nos bouteilles d’eau!

Plus aucun doute n’est possible!

L’intérêt est double pour Pilot: d’une part communiquer sur son statut d’entreprise responsable proposant un produit issu du recyclage et donc recyclable, mais surtout de permettre à sa clientèle de se revendiquer “éco-citoyens” en arborant un objet symbole de cet engagement! Le recette est ancienne mais toujours efficace: pour vendre un produit il faut parfois savoir donner bonne conscience au consommateur (Renault avant eux l’ayant compris par l’ajout de mention “éco2” sur ses véhicules les moins polluants).

Cette communication à grande échelle en cette période de rentrée scolaire devrait faire des émules et beaucoup d’autres devraient dans les mois à venir nous aider à avoir bonne conscience grâce à des objets visuellement “développement durable”! Une bonne manière finalement pour les entreprises de redonner un peu de fraicheur à des produits du quotidien et ainsi rebooster leurs ventes!

A suivre donc …

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  1. racyn
    octobre 1, 2009 à 12:10

    Article intéressant. A 10000 km de vous, ici à Maurice, on assiste au même phénomène.Ici une grande enquête réalisée auprès d’un échantillon très conséquent de la population a révélé la fibre « développement durable » des Mauriciens. Du coup les entreprises n’y vont pas de main morte. L’écoblanchiment, le greenwashing est devenu un argument marketing omniprésent. Lessive, eau en bouteille, pneu, même des fastfoods…toutes sortes produits (et bien d’autres encore) sont désormais vendus avec le pseudo label écologique à Maurice.

    Sauf que là où (par exemple) pour le Bio on effectue un minimum de contrôle sur la production, j’ai l’impression que dans le cas des produits greenwashed, aucun protocole n’a été mis en place pour vraiment évaluer l’impact positif sur l’environnement. En tout cas, à Maurice il n’y en a pas vraiment…

    Mais enfin, tout ca est dans l’air du temps. Le seul à pouvoir y faire le tri, c’est le consommateur, s’il est responsable. Mais l’est-il vraiment aussi souvent qu’il le faudrait??

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